École Supérieure des Arts de la Ville de Liège > Présentation >

Historique

Depuis 1836...

L’École Supérieure des Arts de la Ville de Liège – Académie Royale des Beaux-arts de Liège (ÉSAVL-ARBAL), partition supérieure de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Liège, assure la formation dans le domaine des beaux-arts dans la Cité ardente (qu’est la ville de Liège) depuis sa création officielle en 1836.

Origine

Peu après l’Indépendance de la Belgique, un groupe de personnes désireuses de soutenir les arts se forme autour du bourgmestre Louis Jamme et émet diverses propositions qui aboutiront en 1835 à la réorganisation des cours et à la création d’une « Académie royale des Beaux-Arts ». Le peintre Barthélemy Viellevoye (1798-1855) en sera le premier directeur. Au fil des années cependant, le nombre des étudiants croissant sans cesse, les locaux de l’ancien hospice deviennent rapidement exigus. Mal éclairés, mal aérés, surchauffés par les becs de gaz, insalubres, ils présentent de réels dangers. Aussi, en 1890, l’échevin Gustave Kleyer présente au Conseil communal un projet de construction de nouveaux locaux sur un terrain jadis occupé par le couvent Sainte-Claire. Le projet est accepté et les premiers travaux débutent en juillet 1892. L’Académie quittera la rue Feronstrée et l’hospice qui l’accueillait pour le nouveau bâtiment de la rue des Anglais en 1896.

Depuis 2002, l’Académie royale des Beaux-Arts devient l’École supérieure des Arts de la Ville de Liège – Académie Royale des Beaux-Arts de Liège (ÉSAVL-ARBAL). Elle fait aujourd’hui partie des 10 écoles supérieures des arts (ESA) de la Fédération Wallonie-Bruxelles de Belgique.

Un historique plus détaillé est présent sur Wikipédia. Entre autres, il est basé sur l’ouvrage de Jean-Paul Depaire, Académie royale des beaux-arts de Liège : 1775 – 1995, 220 ans d’histoire (1995, Édition Yellow Now, Liège), édité pour le 220e anniversaire de l’école :

- Page Académie Royale des Beaux-Arts de Liège, Wikipédia

Bâtiment

Construit entre 1892 et 1895 par l’architecte Joseph Lousberg (1857-1912) à cette époque architecte de la Ville de Liège, le bâtiment qui abrite l’ÉSAVL-ARBAL est inspiré par l’architecture de la Renaissance italienne. Son plan comporte quatre ailes qui se répartissent autour d’une cour centrale aménagée en jardin. Tandis que l’aspect général de l’édifice paraît très sobre, sévère même, depuis la rue des Anglais, les façades donnant sur la cour révèlent un tout autre esprit : les baies en plein cintre du rez-de-chaussée, les fenêtres à croisée du premier étage, les fenêtres géminées dotées d’une colonnette à chapiteau corinthien, la corniche saillante ainsi que le remarquable escalier d’apparat à double révolution révèlent les sources d’inspiration de l’architecte. En cette fin du XIXe siècle, pour abriter une école d’art, il était de bon ton en effet de se référer à une époque de l’histoire qui vit les arts plastiques obtenir reconnaissance et prestige. Ainsi l’ÉSAVL-ARBAL a-t-elle une allure qui peut faire penser à un palais italien de la Renaissance.

Trois écoles dans un bâtiment

Aujourd’hui, les locaux de la rue des Anglais abritent trois écoles différentes :

• les humanités artistiques du Centre d’Enseignement secondaire Léonard Defrance
• l’Académie Royale des Beaux-Arts de Liège – Enseignement secondaire artistique à horaire réduit
• et enfin, l’École Supérieure des Arts de la Ville de Liège – Académie Royale des Beaux-Arts de Liège (ÉSAVL-ARBAL).